
|
Mon Cahier de compétition |
La natation nous offre deux orientations :
Nous avons d’un côté, une activité physique bonne pour la santé … et de l’autre côté un sport qui demande de l’investissement…pour performer. Il est très important de se poser la question : Que vient-on rechercher ?
Je vous propose mon point de vue : ce qui est premier en natation course, c’est la compétition et sa particularité, le défi, le combat.... Je dois être performant sur une course, des courses, plusieurs nages… or mon résultat est la réponse à une situation à un moment donnée. Pour dire simple, je réponds avec les armes que j’ai en ma possession au moment précis. Je suis un dresseur de Pokémon, plus je vais avoir de Pokémon et plus je pourrais combattre efficacement. L’entrainement sera donc la recherche constante d’une palette de réponses de plus en plus approprié. « Un max de Pokémon ou de slug ».
En natation course, je vois deux principes. Je dois créer de la vitesse à partir du plot de départ ou au mur, virage ou départ en dos, et je dois tenter de la conserver.
La performance est un ensemble de facteurs en interrelation. Pour faire très simple, nous avons les facteurs internes liés aux nageurs : capacité physique, morphologique, mental… Et les facteurs externes liés à l’environnement de la compétition dans son ensemble : Compétition, entrainement et relation aux autres.
Quelques règles pour garder la forme :
Bien manger, c'est permettre aux muscles de se nourrir, et plus l'exercice est intense et de longue durée, plus ils consomment en énergie. Les deux principaux carburants du muscle sont les glucides (le glucose) et les lipides (les graisses). L’alimentation doit être adaptée, équilibrée et diversifiée. Il est important de tenir compte de certains éléments comme l'âge, le sport pratiqué, les périodes (compétition, entrainement...).
Bien boire, un sportif entraîné doit augmenter son apport en eau de 500 ml par heure d'entraînement. Il est important de boire avant d'avoir soif pour assurer une hydratation suffisante. Pendant l'effort, boire 50 à 100 ml toutes les 15 à 20 minutes dès le début de l'exercice. Après l'effort, boire abondamment de l'eau plate et bicarbonatée ainsi que des potages pour favoriser la récupération.
Bien dormir, c’est la garantie d’une bonne récupération. Il doit être régulier et quantitativement important d'autant plus que l'entraînement est intensif. Dans le cadre d'un entraînement pluriquotidien, une sieste (ou un sommeil biphasique) peut être précieuse car réparatrice. De courte durée (30 à 45 minutes), elle constitue un excellent complément au sommeil et accélère la récupération.
Enfin, il est préférable (en particulier chez les jeunes) de ne pas avoir pour seul et unique projet sa pratique sportive. Le sport doit être pratiqué sans négliger la scolarité, les études puis l'insertion sociale et professionnelle. Avoir d'autres activités, c'est la garantie d'une ouverture sur le monde, permettant de multiplier ses centres d'intérêts, d'apporter d'autres satisfactions et de favoriser les échanges et les rencontres avec des personnes de milieux différents enrichissant les expériences.
Ce qu’il faut retenir
- Dans le domaine de l’alimentation : « Je gère ce que j’ingère »
- De manière générale : « La vie est mouvement »
- Le corps et l’esprit sont liés : « soyer curieux »
Conseil pour réussir sa compétition :
1. J'arrive en tenue au bord du bassin : maillot de bain d'échauffement, T-shirt du club, chaussures de piscine. Je dépose mes affaires avec celles de mes camarades. J'écoute l'entraîneur qui nous donne le programme des épreuves et ses instructions pour l'échauffement à sec.
2. Je choisis un espace libre, calme, assez grand pour pouvoir faire un bon échauffement à sec. Je garde mon T-shirt pendant l'échauffement, jusqu'à avoir chaud. Je vais voir mon entraîneur pour qu'il me donne mon échauffement dans l'eau.
3. Je m'échauffe calmement. Si je dois nager en dos ou en quatre nages, je vérifie bien l'emplacement et l'aspect des drapeaux de virage, je compte le nombre de coups de bras entre ces drapeaux et le mur, à la vitesse de course. Enfin, j'effectue quelques départs plongés avec mes lunettes dans la nage pour laquelle je suis engagé. Mon échauffement est alors terminé.
4. Je me sèche, je mets un maillot sec, le T-shirt du club, mes chaussures de piscine et je retourne auprès de mes camarades. Je m'installe plus confortablement. En attendant ma course, je suis calme, je n’oublie pas de boire quelques gorgées d’eau toutes les 10 minutes, voire de manger. Je reste attentif au déroulement des épreuves.
5. Un quart d'heure avant ma course, je me prépare. Je refais un échauffement à sec. Je vais voir l'entraîneur pour écouter ses derniers conseils, puis je vais à la chambre d'appel en tenue complète (bonnet *2, lunettes *2, T-shirt, chaussures de piscine).
6. Dans la chambre d'appel, je reste concentré. Je m'assois et, si j'en ai le temps, je m'imagine ma course dans tous ses détails : le départ, la reprise de nage, la première longueur, les virages, la tactique de course et les longueurs suivantes, les sensations, l'effort jusqu'au sprint final. Je refais quelques mouvements d'échauffement. Enfin, je mets mon bonnet et mes lunettes.
7. A l'appel de mon nom, je prends ma fiche d'engagement et je vais devant mon plot de départ. Je donne ma fiche au chronométreur et je me déshabille. Si je suis un garçon, je n'oublie pas de serrer mon maillot de bain. Au premier coup de sifflet du starter, je suis prêt : je sais ce que j'ai à faire et comment je vais le faire.
8. Pendant ma course, je m'engage à fond, tout en étant attentif à ma technique. Que tout aille comme je l'ai prévu ou non, je donne le meilleur de moi-même. Je finis ma course plus vite que je ne l'ai commencée.
9. Après l'arrivée, je demande mon temps au chronométreur et je le remercie. Je rassemble mes affaires et je vais les poser près de mon sac. Puis, je vais voir mon entraîneur, je lui donne mon temps et mes impressions puis j'écoute ses commentaires. Enfin, je vais nager pendant dix minutes dans le bassin de récupération. 10. Je note mes temps dans mon carnet. Si j'ai terminé, j'encourage mes camarades, sauf pendant les départs où je fais silence. S'il me reste une autre course, je me repose.
Adapté de "Nager au carré" d’Éric Legrand, paru aux éditions Atlantica
sportsregions
